Victime d’un putsch qui l’avait obligé à quitter le pouvoir en septembre dernier, l’ancien président de la Guinée est de nouveau cité dans une affaire de facture impayée.
L’information a été révélé par EBOMAF, le géant des bâtiments et travaux publics ouest-africains. L’entreprise accuse l’ancien chef d’Etat guinéen du non-respect des engagements.
Plus loin, EBOMAF menace Alpha Condé et souhaiterait le traduire en justice.
D’après les révélations du magnat du Faso, Bonkoungou Mahamadou, la Guinée doit à la compagnie des transports aériens de Liza Transports, un montant à hauteur d’environ 20 millions d’euros. Une facture impayée dût à l’utilisation de l’aéronef du groupe pour des sorties présidentielles.
« L’État guinéen, à travers la Présidence de la République, a utilisé mon aéronef de la compagnie des transports aériens de Liza Transports à hauteur d’environ 20 millions d’euros. Il s’agit des déplacements présidentiels. C’est vérifiable et je défie quiconque qui a une preuve de règlement de mes factures. Je poursuis l’État guinéen pour non-respect des engagements auxquels il a souscrit. Je confirme et j’insiste qu’à la Présidence guinéenne, nous avons des factures à hauteur d’une vingtaine de millions d’euros appartenant à société Liza Transport International (LTI) », a affirmé Bonkoungou Mahamadou.
Pour situer le contexte de cette affaire, l’homme d’affaire Burkinabè est revenu sur sa relation avec Alpha Condé.
« Je ne connaissais pas le président Alpha Condé en 2010. C’est en avril 2012 que nous sommes partis faire une offre au ministère des Travaux Publics. En 2013-2014, Liza Transport International, sur une simple demande d’affrètement de l’aéronef à la Présidence de la République guinéenne à travers un appel téléphonique, les avions ont été mis à la disposition de la Présidence de la République guinéenne pour des déplacements en Chine et autres. Nous avons tous les itinéraires et les dates sur les factures » a-t-il laissé entendre.
Pour l’heure, si ces révélations sont confirmées, Alpha Condé doit faire face à la justice pour répondre de ces actes.


