Un an après la signature de la Déclaration du 31 mars par la quasi-totalité des organisations politiques et de la société civile maliennes, la situation politique au Mali demeure incertaine. Aucune date n’a été fixée pour la tenue des élections, prolongeant ainsi une transition qui aurait dû s’achever au 26 mars 2024.
L’opposant en exil Ismaël Sacko, président du Parti social-démocrate africain (PSDA) et signataire de la Déclaration du 31 mars, dénonce une situation d’ »impasse ». Selon lui, « il n’y a aucune volonté des autorités d’aller vers un retour à l’ordre constitutionnel ».
Un vide juridique et institutionnel
Depuis le « léger report » annoncé en septembre 2023, aucun nouveau calendrier électoral n’a été publié. Cette absence de cadre juridique inquiète les partis d’opposition, qui estiment que « les armes font la loi » et que « le peuple subit ».
La transition malienne, initialement prévue pour une durée limitée, semble s’inscrire dans la durée sans perspectives claires. De nombreux observateurs s’inquiètent de la réduction des libertés et des arrestations arbitraires de voix critiques.
La sécurisation du territoire, un argument contesté
Les autorités de transition justifient le report des élections par la nécessité de sécuriser le territoire. Toutefois, Ismaël Sacko estime que cet argument ne tient plus : « L’insécurité s’est gangrenée, plus qu’hier ! On peut organiser des élections tout en sécurisant le pays. »
Face à l’absence d’un calendrier électoral et à la montée des tensions, les organisations politiques et la société civile continuent de réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a été apportée par les autorités maliennes.