Le président argentin Javier Milei a officiellement annoncé, ce 5 février 2025, le retrait de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette décision, qui fait écho à une mesure similaire prise par Donald Trump, repose sur des divergences idéologiques et des critiques envers la gestion des politiques sanitaires mondiales.
Les retombées de la Covid ?
Selon Manuel Adorni, porte-parole du gouvernement argentin, le retrait est motivé par une volonté de renforcer la souveraineté sanitaire du pays. Il accuse l’OMS d’être influencée par des intérêts politiques et dénonce les restrictions imposées lors de la pandémie de Covid-19 sous l’administration d’Alberto Fernández.
Une réforme du système de santé argentin
Le retrait de l’OMS s’inscrit dans une démarche plus vaste de réforme du système de santé en Argentine. Le gouvernement souhaite ainsi :
✔️ Gagner en autonomie dans la gestion des politiques de santé.
✔️ Réaffecter les ressources vers des priorités nationales.
✔️ Éviter les « ingérences » de certaines organisations internationales.
Cette annonce rappelle la décision de Donald Trump, qui a récemment signé un décret actant la sortie des États-Unis de l’OMS.
Un impact mondial sur l’OMS ?
Le départ de deux grandes nations d’Amérique pose la question de l’avenir de l’OMS. L’organisation a exprimé ses regrets face à ces décisions, tout en rappelant que le retrait des États-Unis ne sera effectif qu’en 2026.
Ce mouvement pourrait encourager d’autres pays à reconsidérer leur engagement au sein de l’institution. Une vague de retraits remettrait en cause la capacité de l’OMS à coordonner les politiques de santé mondiales.